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Semelles orthopédiques 3D, dans les coulisses de Prinsoles, un laboratoire nouvelle génération

  • Photo du rédacteur: priggio
    priggio
  • 28 nov. 2025
  • 5 min de lecture
Découvrez l'envers du décor de Prinsoles, votre spécialiste de l'impression de semelles en 3D

Deux tiers des Français ont mal aux pieds, mais seule une petite partie d'entre eux porte des semelles orthopédiques. Dans le même temps, les technologies médicales progressent partout… sauf, ou presque, dans la semelle. Avec l’impression 3D, une nouvelle approche émerge, des semelles plus fines, plus précises, bi-matière et surtout quantifiables. Plongée dans un laboratoire d’impression 3D de semelles, où plus de 250 machines tournent en continu pour fabriquer des dispositifs vraiment personnalisés.

Des semelles orthopédiques encore trop peu portées


La vidéo le rappelle d’emblée, ⅔ des Français ont mal aux pieds, mais seulement de ces personnes porte des semelles orthopédiques. Le pied est pourtant à l’origine de nombreuses pathologies : déviation d’orteils, tendinites, douleurs d’appui… Dans beaucoup de cas, la source du problème est une déviation du pied qui nécessiterait une correction adaptée.


Le paradoxe est là... Nous devrions tous ou presque porter des semelles, mais ce n’est pas le cas. S'agit-il d'un manque d’information du grand public ? Pas seulement. La vidéo rappelle l’intérêt des techniques historiques tout en présentant la 3D comme une avancée permettant de mieux documenter et ajuster les corrections.


Des imprimantes 3D
Des imprimantes 3D qui tournent en continu

Des techniques historiques utiles… mais difficilement quantifiables


Traditionnellement, la fabrication d’une semelle orthopédique repose sur :

  • une empreinte en deux dimensions,

  • quelques mesures,

  • puis un travail manuel de ponçage pour donner la forme finale.


En résulte une semelle supportable, mais pas forcément naturelle pour le pied.


Puis est arrivée le thermoformage. C'est à dire que les semelles sont moulées directement sur le pied, plus confortables, plus proches de sa forme. Mais là encore se pose des limites. La précision reste relative puisque beaucoup dépend de la "patte" de chaque praticien. L'effet reste également difficilement mesurable dans le temps. 


La vidéo utilise une métaphore très parlante. En ophtalmologie, la correction est normée, chiffrée, mesurée. En podologie, il n’existe pas encore de recommandation précise sur le degré de correction à mettre dans une semelle. Chaque pied est différent, chaque déviation aussi, mais la technologie 3D change la donne.


L’impression de semelles orthopédiques 3D, du bloc poncé à la correction paramétrée


Chez Prinsoles, plus de 250 imprimantes 3D fonctionnent en parallèle pour fabriquer des semelles orthopédiques 3D sur mesure. En voici le principe : la matière (TPU) est chauffée à environ 230 °C, déposée couche après couche, en suivant un fichier envoyé par le podologue.


Le podologue, lui, travaille dans son cabinet :

  • il dispose d’un scanner 3D,

  • d’un logiciel sur lequel il dessine sa semelle,

  • il définit la hauteur des éléments, leur dureté, leurs zones d’action.


Le laboratoire reçoit alors un fichier contenant toutes ces informations et lance l’impression sur la machine adaptée (couleur choisie, mono-matière ou bi-matière).

Là où le fraisage numérique part d’un gros bloc qu’on vient usiner – avec 60 à 80 % de matière perdue – l’impression 3D ajoute uniquement ce qui est nécessaire.


Résultat :

  • moins de déchets,

  • une technologie plus en phase avec les préoccupations environnementales,

  • et un coût de fabrication plus accessible que le fraisage numérique pour le podologue.


Le logiciel fournit par Prinsoles
Un logiciel fourni par Prinsoles aux podologues

Bi-matière : la semelle 3D qui combine confort, rigidité et effet rebond


Longtemps, l’impression 3D en podologie reposait principalement sur un matériau unique, le TPU, qui reste aujourd’hui une solution fiable et performante pour de nombreuses pathologies. Chez Prinsoles, cette technologie constitue toujours une part essentielle de la production.


La nouveauté réside dans l’arrivée d’une seconde option, une génération de machines capables d’imprimer des semelles bi-matière en une seule opération, offrant davantage de possibilités pour affiner le comportement mécanique de la semelle lorsque le cas clinique le nécessite.


Impression de semelles en bi-matière
Impression de semelles en bi-matière

La vidéo insiste sur un point clé, il ne s’agit pas simplement de semelles "bicolores", mais de deux matériaux différents. Au-dessus, une couche de TPU, paramétrable du mou au dur selon les besoins du patient et les choix du podologue. En dessous, une fine couche d’un matériau développé avec un partenaire, qui consolide la semelle et apporte un effet rebond.


En jouant sur le nombre de couches de ce matériau de sous-couche, le podologue obtient des zones très souples pour amortir et soulager, des zones très rigides pour immobiliser et corriger, et toutes les nuances intermédiaires nécessaires à une correction fine.


Concrètement, cela permet de fabriquer la même forme de semelle, mais avec un comportement totalement différent selon le poids du patient, le type de pathologie ou l’objectif de correction.


Ultra finesse et compatibilité chaussure, la révolution discrète


Autre avantage très concret mis en avant dans la vidéo est la finesse de la semelle 3D. On parle d’environ 3 mm d’épaisseur maximale sur certains modèles, mais généralement plus proche des 1 mm. Cela signifie qu’elle peut rentrer dans n'importe quelle chaussures, des chaussures de ville, des crampons, des escarpins ou encore des ballerines, sans avoir besoin de "sacrifier" l’espace intérieur.


L’époque des semelles épaisses en liège, difficiles à chausser dans des chaussures serrées, est clairement derrière nous. Avec la 3D, le patient peut être équipé dans des chaussures plus variées, sans compromis massif sur le confort.


Différents types de semelles imprimées en 3D
Des semelles qui s'adaptent à toutes sortes de chaussures

Du podologue artisan au prescripteur de traitement quantifié


La vidéo pose une question qui va bien au-delà de la technique. Le podologue doit-il rester un artisan de la semelle, ou devenir un prescripteur de traitement quantifié du pied ?

Avant l’impression 3D, chaque podologue produisait des semelles selon son propre savoir-faire, ses matériaux et ses habitudes. Cette variété avait sa valeur, mais elle rendait presque impossible toute standardisation ou mesure fiable de l’efficacité des traitements, limitant au passage la production de données scientifiques solides.


Avec la 3D, chaque paramètre — densité, rigidité, nombre de couches, zones d’action — devient quantifiable et reproductible. Les corrections peuvent être documentées, comparées et ajustées dans le temps, ouvrant la voie à une prise en charge réellement mesurable.


L'examen clinique reste central, la 3D ne décide ni du diagnostic ni du traitement. Elle fournit simplement une base technique stable qui permet au podologue de tester, d’affiner et d’objectiver ses choix thérapeutiques.


Et maintenant ?


Les semelles 3D ne rendent pas obsolètes toutes les techniques précédentes, mais elles ouvrent une nouvelle manière de penser la podologie plus précise, plus standardisable, plus compatible avec la recherche scientifique.


Pour les patients, cela se traduit par :

  • des semelles plus fines,

  • adaptées à plus de chaussures,

  • mieux ajustées aux besoins réels du pied.


Pour les podologues, c’est la possibilité de :

  • garder leur expertise clinique,

  • tout en s’appuyant sur un outil mesurable et reproductible.


Vous êtes podologue et souhaitez en savoir plus sur l’intégration de la 3D dans votre pratique ? Contactez notre équipe.

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